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L’évolution des mouvements de circulation engendrée par la COVID-19 doit inciter les automobilistes à une vigilance nouvelle

Par Aviva Canada, le

ALORS QUE DANS LA FOULÉE DE LA CRISE DE LA COVID-19, LES MUNICIPALITÉS MODIFIENT LEURS RÉSEAUX ROUTIERS, LES AUTOMOBILISTES SONT INVITÉS À RESTER VIGILANTS ET À ADAPTER LEURS HABITUDES EN CONSÉQUENCE.

Le monde — de même que nos routes — n’est plus ce qu’il était.

Dans la foulée de la pandémie de COVID-19, les villes canadiennes ont enregistré une diminution de la circulation routière et de la fréquentation des transports en commun, un accroissement du nombre d’excès de vitesse et un besoin croissant de créer plus d’espaces publics adaptés à la marche, au vélo et au divertissement — tout en respectant la distanciation sociale.

Les municipalités ont réagi de plusieurs manières intéressantes :

  • À Winnipeg, plusieurs rues sont désormais réservées aux cyclistes et au « transport actif » durant certaines heures.
  • Halifax a instauré des « rues partagées » pour diminuer la circulation automobile et a élargi les trottoirs pour favoriser la distanciation physique.
  • Saskatoon a mis en place un nouveau règlement qui autorise les enfants de moins de 13 ans à rouler à vélo sur les trottoirs.
  • Plusieurs villes de la Colombie-Britannique ont fermé certaines rues à la circulation automobile pour faire plus de place aux cyclistes et aux piétons et envisagent de désigner jusqu’à 50 kilomètres de rues comme étant partagées.
  • Toronto a présenté un programme ambitieux baptisé ActiveTO, dont les mesures temporaires comprennent la réduction de la circulation sur 62 kilomètres de petites rues locales, la fermeture de trois principaux axes routiers le week-end pour diminuer la congestion ainsi que l’ajout de 24 kilomètres de pistes cyclables protégées à son réseau routier.

« Les services de santé publique et de transport de Toronto se sont vu demander de réfléchir à ce à quoi ressemble la vie au temps de la COVID-19, explique Becky Katz, la directrice des projets d’aménagements piétonniers et cyclables de la Ville de Toronto.

 

Le nombre de cyclistes et de piétons est supérieur à ce qu’il était avant la COVID-19, poursuit-elle. La quantité de deux-roues en circulation le week-end est 172 % supérieure à ce qu’elle était à la même époque l’an dernier. Nous nous efforçons de trouver des solutions qui tiennent compte de la sécurité des automobilistes, des cyclistes et des piétons. »

Observation d’une baisse de la conduite automobile et de l’usage des transports en commun

Au Canada, le nombre de déplacements de véhicules de tourisme représente 90 % du volume d’avant la COVID-19. Cela dit, les centres urbains à forte densité ont tous enregistré une baisse du volume de la circulation. D’autres données municipales sur la circulation urbaine montrent qu’à Vancouver, ce volume correspond à 74 % de ce qu’il était avant la pandémie. Par ailleurs, des enregistrements vidéo de Miovision montrent que ce chiffre est d’environ 65 % au centre-ville de Toronto.

Avec l’essor du télétravail, de nombreux Canadiens empruntent surtout le réseau routier dans le cadre de leurs loisirs. Un rapport sur la mobilité de la communauté publié fin août par Google révèle que la circulation à destination de lieux comme les parcs nationaux, les plages publiques, les marinas, les parcs à chiens et les jardins publics a augmenté de 137 %.Comment les municipalités peuvent-elles assurer la sécurité routière dans cette nouvelle réalité?

L’évolution des tendances relatives à la circulation routière, notamment la hausse du nombre de cyclistes et de piétons dans nos rues, peut amener les municipalités à envisager des changements.

La National Association of City Transportation Officials (NACTO) a récemment présenté un nouveau cadre de travail intitulé City Limits, qui vise à instaurer des limites de vitesse sécuritaires plutôt que fondées sur des percentiles.

Leurs recommandations comprennent :

  • l’établissement de limites de vitesse par défaut dans un grand nombre de rues à la fois;
  • l’instauration de zones à circulation lente dans des secteurs vulnérables où la circulation est importante et caractérisée par divers usagers de la route;
  • l’exploitation des résultats d’études analysant la fréquence des accidents évités de justesse et le niveau d’activité pour établir des limites de vitesse adaptées au contexte sur de grands axes routiers prioritaires.

Comment se comporter au volant dans des rues fréquentées par un nombre accru de cyclistes et de piétons?

Informez-vous des changements survenus dans les rues de votre quartier et adaptez vos habitudes en conséquence :

  • Envisagez d’emprunter un trajet différent pour éviter de circuler dans des rues visées par des projets d’amélioration de la sécurité routière.
  • Soyez à l’affût des mouvements soudains, surtout dans les zones où des enfants sont susceptibles de jouer.
  • Partagez la route de façon responsable avec les cyclistes. À cet effet, voici quelques conseils utiles (en anglais).
  • Réduisez votre vitesse et respectez toutes les limites de vitesse.

L’engagement d’Aviva

La façon dont nous utilisons la route est appelée à évoluer de pair avec réaction du Canada à la pandémie. Parallèlement à cela, le programme Unis pour des routes plus sûres d’Aviva continuera d’inciter les gens à soutenir l’apport de changements qui visent à améliorer la sécurité routière. Nous utilisons nos données pour aider nos partenaires à élaborer des initiatives innovantes destinées à réduire le nombre de blessures graves et mortelles sur nos routes. Nous soutenons également des projets locaux concrets visant à résoudre les problèmes de sécurité routière.

Nous vous invitons à rester bien informé des innovations et des pratiques suggérées pour faire de routes plus sûres pour tous une réalité. Cliquez ici pour en savoir plus.

 

 

Les renseignements contenus dans cet article sont donnés à titre informatif uniquement. Ils ne sauraient remplacer l’avis de professionnels ou d’experts en la matière.