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Un employé d’Aviva cherche à savoir si les personnes atteintes du syndrome 22q11 conduisent plus prudemment

Par Aviva Canada, le

SE POURRAIT-IL QU’UN CONDUCTEUR ATTEINT DU SYNDROME GÉNÉTIQUE 22q11 SE COMPORTE PLUS PRUDEMMENT AU VOLANT QUE LE CONDUCTEUR MOYEN?

C’est l’une des questions que pose Jeremy Paulus, employé d’Aviva Canada, dans son projet doctoral à l’Université de Waterloo.

Lors d’entretiens menés auprès d’adultes atteints de l’anomalie génétique 22q11, J. Paulus a observé qu’en général, ils ont une aversion au risque et préfèrent les comportements ritualisés et structurés. « Ils sont plus susceptibles de conduire dans un but précis plutôt que pour le simple plaisir », explique-t-il.

« Il se peut également que, sur le plan de la sécurité, ils soient de meilleurs conducteurs que la population en général en raison de leur résilience et de leur propension à la prudence. C’est la voie de recherche que j’aimerais explorer. » 

Un doctorat pour une cause

Le diagnostic est tombé il y a plus de 10 ans : son fils aîné était atteint du syndrome de délétion du 22q11.2 (22q11), anomalie génétique dont la prévalence est de 1/4000 naissances vivantes dans le monde. J. Paulus s’est alors mis en tête de tout savoir sur cette maladie.

Il a vite appris que les personnes atteintes de ce syndrome pouvaient présenter une manifestation physique ou plusieurs parmi la quarantaine de symptômes recensés, dont des malformations cardiaques congénitales, des déficiences auditives, des problèmes d’immunodéficience, des difficultés d’apprentissage et de l’anxiété.

Une partie de sa recherche doctorale se concentrera sur l’étude du lien possible entre ce syndrome et les interventions ou traitements reçus et une conduite automobile plus sécuritaire.

« En tant que parent, je m’intéresse au premier degré à tous les moyens qui pourraient aider mon fils à participer activement et utilement à la société plus tard dans la vie. Je sais que le fait de pouvoir conduire une voiture joue un rôle important dans le sentiment d’indépendance, surtout dans le monde occidental. »

J. Paulus compte étudier les expériences des personnes atteintes du syndrome 22q11 qui ont réussi à obtenir un permis de conduire, en cherchant à cerner les facteurs qui les ont aidés.

« L’une de mes hypothèses de travail est que les personnes atteintes du 22q11 et qui réussissent à passer le permis sont moins exposées aux accidents de la route parce qu’elles sont parvenues à surmonter des difficultés toute leur vie… Elles ont une réelle aversion au risque et ne s’aventureraient pas à conduire pour le simple plaisir. Je me rapproche actuellement des divers endroits où je pourrai trouver des ensembles de données assez fournis, en Ontario et ailleurs. » - Jeremy Paulus, directeur, Continuité des activités, et doctorant à l’Université de Waterloo

Pour en savoir plus sur les recherches de J. Paulus, rendez-vous sur son site Web (en anglais seul.).

 

Les renseignements contenus dans cet article sont donnés à titre informatif uniquement. Ils ne sauraient remplacer l’avis de professionnels ou d’experts en la matière.